« […] L'enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins médicaux adéquats » (extrait du principe 4 de la Déclaration des Droits de l'Enfant du 20 novembre 1959) « […] L'enfant doit avoir toutes possibilités de se livrer à des jeux et à des activités récréatives, qui doivent être orientés vers les fins visées par l'éducation; la société et les pouvoirs publics doivent s'efforcer de favoriser la jouissance de ce droit »
(extrait du principe 7 de la Déclaration des Droits de l'Enfant du 20 novembre 1959) En somme, le jeu, jouer est un droit pour l’enfant. Or, aujourd’hui encore, dans de nombreuses régions du monde et, nous concernant, dans de nombreuses régions d’Amérique du Sud (Bolivie, Pérou par exemple), le statut d’ " enfant ", l’ " enfance " n’est pas reconnue, voire même n’existe pas. En effet, ces " enfants ", force de travail potentielle au même titre que leurs aînés, travaillent souvent dès leur plus jeune âge afin d’aider leur famille à survivre. Précisons qu’il n’est aucunement question de faire ici le procès du travail des enfants ni de faire le plaidoyer de ce dernier ; mais raisonnons ensemble : si le travail des mineurs n’est pas souhaitable pour les enfants du monde quels qu’ils soient, idée sur laquelle nous sommes d’accord, il faut être lucide sur la dure réalité du monde et admettre que l’on ne peut passer du contexte historico-politico-éconmico-social actuel de ces régions où les enfants travaillent, à un contexte " à l’occidentale " où ce travail leur serait interdit par la loi. Regrettable vu de nos sociétés, le travail des enfants est néanmoins nécessaire à la survie des populations de ces régions tant que le contexte général de ces dernières n’évoluera pas. Le radicalisme n’est donc, dans ce cas, pas une solution. Notre objectif est donc d’offrir à ces enfants un peu du droit que leur confère leur statut, droit dont jouissent leurs frères et sœurs du monde pour lesquels ce statut est reconnu : JOUER. En effet, les jeux sont des situations d’action et de communication d’une exceptionnelle richesse qui ont notamment une dimension socialisatrice et éducative incontestables. Chacun d’eux apporte quelque chose d’original : les formes d’action, les modalités d’interaction, de solidarité et de rivalité ne sont pas systématiquement analogues et n’entraînent, par conséquent, pas les mêmes effets sur les comportement des joueurs. Ces multiples facettes des jeux, leurs différentes manières d’être joués leur confèrent donc un aspect pédagogique certain. C’est pourquoi notre projet a pour thème : le JEU.
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