avril 2007 - Si On Jouait...

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Santiago - Mendoza, du 17 au 22 avril 2007 : La traversée des Andes Centrales.

Publié le lundi 23 avril 2007

Mardi 17 : Santiago - Los Andes 104 km 5h45'
Mercredi 18 : Los Andes - Tunel Cristo Redentor (3185m) 70 km 6h43'
Jeudi 19 : Tunel Cristo Redentor - Paso Bermejo (3832m) 9 km 1h45'
Vendredi 20 : Paso Bermejo - Los Horcones 22 km 1h06' + ascencion du Cerro Santa Elena
Samedi 21 : Los Horcones - Bivouac après Uspallata 107 km 4h21'
Dimanche 22 : Bivouac après Uspallata - Mendoza 95 km 3h45'

Par Gaël

Cette semaine, nous avons traversé les Andes, de Santiago à Mendoza (revenant donc en Argentine), passant aux pieds des plus hauts sommets du continent. Cette première rencontre avec la haute altitude fut magnifique !

Mardi 17 avril, nous quittons Santiago, direction Los Andes, au nord. Nous roulons sur de grandes avenues, puis sur l'autoroute durant quelques kilomètres, avant de bifurquer sur une petite piste de ripio afin de franchir un petit col à 1376m d'altitude. Dur-dur pour une reprise après deux grosses semaines d'inactivité, surtout qu'il fait très très chaud cet après-midi !!!

Mais les choses sérieuses ne commencent véritablement que le lendemain, avec la première partie de l'ascension du col frontalier, le Paso Bermejo ou de "Los Libertadores". Le début de la montée est plutôt tranquille, en fond de vallée, sur une belle route. Les choses se corsent à partir du village de Rio Blanco, à 1450m d'altitude : la pente devient plus forte et il commence à faire chaud ! Viennent ensuite deux séries de lacets impressionnants qui gravissent la montagne. On se voit avancer, c'est plus facile, d'autant que la chaleur diminue avec l'altitude. Les paysages sont de plus en plus beaux, mais seul bémole : les multitude de camions et de bus qui circulent sur cette route internationale et qui nous envoient leurs gazs d'échappement dans les narines... Portillo, petite station de ski située à 2850m d'altitude, dans un cadre splendide, est l'occasion d'une petite pause. Il ne nous reste alors plus que quelques kilomètres à parcourir pour parvenir au Tunnel du Cristo Redentor, qui passe sous le col proprement dit. A quelques hectomètres de ce dernier un condor passe à quelques mètres au dessus de nos têtes, nous souhaitant la bienvenue dans les hautes Andes... à l'entrée du tunnel, à 3185m d'altitude, quelques bâtiments abandonnés nous servent d'abri pour la nuit.

Le lendemain, jeudi, nous décidons de ne pas emprunter le tunnel et de gravir le col jusqu'au bout ! C'est alors une petite piste qui nous attend, plutôt bonne. Elle gravit la forte pente par une série de lacets réguliers. Les paysages sont de plus en plus beaux au fur et à mesure que l'on s'élève. Il commence à y avoir une peu de neige sur le bord de la piste. L'altitude ne nous pose pas trop de problèmes, mais nous oblige à adopter un rythme assez lent (environ 5 km/h). 3832 m, nous voici au sommet du col, au pied du fameux Cristo Redentor, symbole de paix entre les deux voisins, argentin et chilien. La vue est fantastique... et le vent fort et glacial ! Nous restons là-haut toute l'après-midi, nous baladant un peu pour nous acclimater en vue du sommet du lendemain. Nous bivouaquons dans ce cadre de haute montagne. Il fait froid, mais le coucher de soleil est une pure merveille. Nous sommes seuls au monde ce soir, sous un ciel aux millions d'étoiles...

Le lendemain, nous nous levons à l'aube et partons, sacs au dos, pour gravir le Cerro Santa Elena, qui domine le col. Le début de l'ascension est facile, jusqu'à un petit col à 4200m, que l'on atteint en une heure. La suite est plus difficile, rocheuse et très raide... mais ça passe quand même ! Nous débouchons au sommet après 2 heures d'efforts depuis le col. Nous sommes à 4595m d'altitude et là, c'est magnifique, super lindo, hermoso, fantastique, tout ça à la fois ! Nous avons une vue à 360 degrés sur la Cordillère, dominée au sud par le Juncal (6180m) et au nord par l'imposante face sud de la Sentinelle de pierre, l'Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques avec ses 6960m ! Impressionnant !

Nous redescendons ensuite, à pied, puis à vélo, jusqu'à Los Horcones, le lieu de départ de l'ascension de l'Aconcagua. Celle-ci n'est pas dans nos projets : déjà parce que nous arrivons trop tard dans la saison (c'est déjà l'automne bien avancé ici et il a pas mal neigé en haute montagne) et puis parce que se retrouver à 700 personnes au camp de base qui ressemble à une poubelle géante sur une moraine glaciaire à plus de 4000m ne nous enchante guère... Pauvre montagne... Nous restons donc à Los Horcones et discutons un peu avec le Guardaparque en poste ici. Celui-ci nous propose de dormir dans la tente du parc, qui sert de salle d'informations. Ce soir, nous dormons donc dans une tente géante de 20m carrés, au pied de l'Aconcagua, royal !

Samedi, nous profitons du lever de soleil sur le plus haut sommet des Andes avant de redescendre. Petit arrêt au Puente del Inca (Pont de l'Inca), pont naturel au dessus du torrent, probablement formé par la "cimentation" d'un éboulis passé sur un pont de neige par l'action des eaux minérales provenant d'une source toute proche. En tout cas, c'est très joli.

On continue de descendre jusqu'à Uspallata et même un peu plus loin. La vallée est superbe, de plus en plus large et offrant une palette de couleurs étonnante. Nous bivouaquons à quelques kiomètres d'Uspallata, dans une vallée désertique, au milieu des cactus. Dimanche, nous terminons la descente et arrivons à Mendoza, capitale vinicole argentine. C'est une ville agréable, au pied des Andes, très arborée. Nous y resterons un ou deux jours...

Santiago - Santiago, du 1er au 16 avril 2007 : Petit tour en famille.

Publié le lundi 23 avril 2007

Par Yves et Gaël.

Après plus de 8 mois de voyage, les parents de Gaël nous ont rejoint à Santiago pour une petite quinzaine "en famille" durant laquelle nous avons sillonné les alentours de la capitale, en voiture.

Dimanche 1er avril, nous faisons la connaissance de la famille de notre hôte, Gloria, avant d'aller déjeuner avec son père et sa soeur. Ensuite, nous allons voir une pièce de théâtre pour enfants, "Pumas", dans un théâtre où Gloria travaille régulièrement pour payer ses études de kinésithérapie. Ce dernier se trouve dans un MALL, centre commercial gigantesque que l'on retrouve dans toutes les grandes villes, où nombre de Chiliens viennent passer le week-end... Affolant ! En fin d'après-midi, nous allons boire un verre dans le quartier de Bellavista, au pied du Cerro San Cristobal, avant de rentrer à la maison et de regarder le film chilien "Machuca" autour de pizzas...

Lundi 2, c'est le grand jour : les parents et la soeur de Gaël doivent arriver aujourd'hui pour passer quelques jours avec nous. Après 8 mois sans les avoir vu, ça va faire drôle de les retrouver... Nous les retrouvons à l'aéroport, (en deux fois et deux jours différents, pour cause de surbooking dans leur avion !!!) et partons directement, à bord d'une voiture de location, pour Valparaiso, sur la côte Pacifique.

Nous passerons deux belles journées là-bas, dans cette ville mythique, symbole de voyage et d'aventure. Ses maisons colorées accrochées aux collines, les Cerros, sur lesquels la ville est construite et en haut desquels on grimpe à bord d'antiques "ascenseurs", confèrent à la ville une touche joyeuse et originale, agréable.

Jeudi, nous reprenons la route, en direction du nord. Nous longeons la côte, passons par la frimeuse Viña del Mar et découvrons un peu plus loin une colonie de pingouins de Hà¼mbolt, sur une petite île, avant de rejoindre la Panaméricaine, plus à l'intérieur des terres. Les paysages, après Santiago, ont changés radicalement : nous retrouvons la steppe à la végétation rare, principalement des épineux, rappelant un peu la Patagonie. Le soir, nous bivouaquons aux portes du Parque Nacional Fray Jorge, au milieu des cactus.

C'est sous une nappe de brume que nous nous réveillons le lendemain. Cette dernière laisse bientôt place au soleil et nous entrons dans le parc. Dans ce dernier, nous découvrons une curiosité sans pareil : sur le flanc d'une colline située face à l'Océan Pacifique, croît une végétation digne de celle des forêts du sud du pays, luxuriante et humide, alors que sur l'autre flanc, c'est le désert, parsemé de cactus ! Le haut de la colline est constamment couvert de brume, la camancha, qui apporte l'humidité responsable de ce changement brusque de végétation. Nous reprenons ensuite la voiture et roulons jusqu'à La Serena, jolie ville coloniale, désertée en ce Vendredi Saint...

Samedi, nous partons vers l'est, pour monter au Paso de Agua Negra, avec pour objectif de passer en Argentine. La route remonte d'abord la verte et fertile Vallée del Elqui, parsemée de plantation de papayers, d'ananas et surtout de la vigne déstinée à la fabrication du pisco, l'alcool national. Peu à peu, la végétation se raréfie, les montagnes prennent de la hauteur et des couleurs somptueuses. Seulement voilà, au poste frontière, les douaniers nous expliquent que l'on ne peut pas rentrer en Argentine, car nous n'avons pas d'assurance pour ce pays ! Zut ! En arrive cependant à négocier le droit de monter jusqu'au sommet de col, et de revenir côté chilien... Et ça valait vraiment le coup ! La suite de la montée jusqu'au col une petite centaine de kilomètres quand même) est vraiment merveilleuse.

Les montagnes nous offrent une palette de couleurs invraisemblable, allant du rouge au vert, en passant par le blanc, le jaune ou le mauve... De plus, à quelques encâblures du sommet, sur le bord de la piste, se trouve en champs de pénitents de glace. Ces étranges pics de glace dressés vers le ciel sont formés par l'intense rayonnement solaire. Après avoir atteint le col, à 4756m d'altitude, nous redescendons et bivouaquons au lieu-dit La Colorada, à 3200m d'altitude, dans un cadre de toute beauté.

Nous retournons ensuite sur nos pas, repassons par Santiago et rejoignons le Cajon del Maipo, jolie vallée andine au dessus de la capitale. Nous y faisons une belle randonnée, jusqu'à la Laguna Morales et au Glaciar San Francisco. Au fond de la vallée sur trouve l'immense Volcan San José, qui culmine à plus de 5800m...

Mercredi 11, nous revenons à Santiago. Nous sillonnons le centre-ville, grimpons au sommet du Cerro San Cristobal d'où la vue sur la capitale est très belle et dégustons les spécialités chiliennes dans les restaurents du quartier Bellavista : pastel de choclo, paila marina, chupe de mariscos...

Vendredi, c'est déjà l'heure de se dire au revoir. Les parents et la soeur de Gaël reprennent l'avion du retour. Nous nous restons encore quelques jours à Santiago pour régler quelques détail : changement des chaînes des vélos, réparation de notre réchaud tombé en panne... Nous en profitons aussi pour retourner au théâtre et profiter des soirées santiaguinoises...

Pucon - Santiago, du 24 mars au 1er avril 2007 : Llaima !!!

Publié le jeudi 5 avril 2007

Par Gaël et Yves.

Samedi 24 mars : Pucon - Villa Garcia 109 km
Dimanche 25 : Villa Garcia - Station de ski Las Araucarias 58 km
Lundi 26 : Las Araucarias - Sommet Llaima - Cherquenco 22 km
Mardi 27 : Cherquenco - Temuco 60 km
Mercredi 28 et jeudi 29 : Temuco
Vendredi 30 : Temuco - Victoria 69 km
Samedi 31 mars : Victoria - Santiago 16 km + 610 km en bus
Dimanche 1er avril 2007 : Santiago

Nous voici à Santiago, immense capitale du Chili, qui, avec ses 6 millions d'habitants, regroupe quasiment la moitié de la population du pays. Mais avant d'arriver ici, nous avons parcouru la région IX, Araucania, de Pucon à Temuco, avec un moment fort : l'ascension du Volcan Llaima à 3125m, dédicacée à la famille Lafore, et de nombreuses rencontres...

Samedi 24, nous quittons Pucon au lever du jour, après une journée de repos bien méritée dans cette petite ville touristique nichée au pied du volcan Villarrica. Il fait beau et la route qui longe le Lago Villarrica nous offre de beaux points de vue. Nous traversons ensuite la campagne verdoyante jusqu'à arriver en vue du Volcan Llaima, peu après la petite ville de Cunco.

Le soir, nous nous arrêtons dans une petite ferme et demandons la permission de planter nos tentes dans le pré tout proche. L'homme qui nous reçoit, José, nous accueil avec le sourire et nous dit de nous installer près de la maison, "c'est plus sûr". Nous nous installons donc et, alors que nous buvons le maté rituel de la fin de journée, une femme vient nous voir et nous offre une douzaine de pêches fraîchement cueillies. Nous en dégustons deux alors que le soleil se couche sur le Llaima et gardons les autres pour nous faire une petite compote. Ensuite, à la nuit tombée et alors que nous nous apprêtions à nous coucher, José revient nous voir et nous invite à boire un verre dans sa maison... Il vit ici avec sa femme et leurs fils, Pedrito, qui fête aujourd'hui ses 3 ans. Il nous sert une belle part de gateau d'anniversaire, un verre de coca et des galletitas, que l'on déguste en regardant un film typiquement chilien à la télé : Scarie Movie 3 !

Le lendemain, une belle étape de vélo nous conduit sur les flancs du volcan Llaima, à 1550 m d'altitude, à la station de ski Las Araurarias. Dans la montée, nous voyons beaucoup de gens venus ramasser des piñones d'araucarias (arbres endémique de la région). C'est la pleine saison et c'est très bon, un peu dans le syle de nos chataignes. Nous bivouaquons à la station de ski, au pied de ces fameux arbres, prévoyant de tenter l'ascension du volcan le lendemain.

5h45, lundi matin, le réveil sonne. Je sors la tête de ma tente. Il fait encore nuit noire. Une miriade d'étoiles brille dans le ciel chilien. On y va ! On se met en marche aux premières lueurs du jour. Nous commencons par suivre les remontées mécaniques jusqu'à un immense plateau qui nous sépare du cône volcanique, que nous atteignons alors que le soleil se lève sur les volcans voisins : Lonquimay et Tolhuaca au nord et Villarrica au sud.

Nous traversons le plateau pour prendre pied sur le gros névé qui occupe la base de la face nord-ouest du Llaima. Nous le remontons jusqu'à 2600 m d'altitude, sur une neige gelée, qui crisse sous nos pas dans la fraîcheur matinale. C'est à la fin du névé que les choses se compliquent. Il nous faut désormais grimper dans des pentes raides de scories instables. Nous avancons plus souvent à quatre pattes que debout, recherchant l'équilibre et l'adhérence dans ces pierres qui ne demandent qu'à dévaler la pente.

Au-dessus de nous, une grosse roche depuis laquelle se dégage une importante quantité de fumée nous sert de point de repère. Plus nous nous rapprochons de la cime, plus les fumerolles sont importantes dans toute la face. Le sol est même chaud ! C'est impressionnant ! Le sol fume et les scories sont brulantes par endroits. La progression est difficile, mais on atteint tout de même le sommet après 3 heures d'effort (pour plus de 1600 m de dénivelée). Là haut, à 3125 m, le spectacle est phénoménal ! La vue tout d'abord : 360 degrés de splendeurs. Au sud, 3 volcans alignés se dressent sur l'horizon : le Lanin, le Queutrupillan et le Villarrica. à l'est, les sommets (plus modestes) de la cordillère argentine brillent au soleil. Au nord, 3 autres volcans aux cônes enneigés se font admirer, tandis qu'à l'ouest, une mer de nuages recouvre la plaine chilienne. Mais le plus impressionnant, c'est le cratère qui s'ouvre sous nos pieds. 200 mètres de diamètre et un à-pic terrifiant au fond duquel plonge un gouffre circulaire aux parois lisses, qui semble conduire jusqu'aux entrailles de la Terre... De là proviennent d'importantes émanations de gaz et de vapeur.

Nous nous assayons au sommet et mangeons un morceau en pensant à la famille Lafore, qui rentre à la maison ce jour même, après 6 mois de voyage en Argentine. Descente rapide dans les scories et le brouillard monté des vallées... L'après midi, nous redescendons jusqu'à Cherquenco où nous sommes invités à camper dans le jardin et à boire un café chez un habitant du village.

Le lendemain, nous filons dans la brume, puis le soleil, jusqu'à Temuco. Là, nous sommes acceuillis par Susana, étudiante en architecture, qui vit en colocation avec deux collègues, à l'est du centre-ville. Nous passons chez elle deux jours merveilleux, dans une ambiance estudiantine qui nous rappelle notre "jeunesse"... En effet, la petite maison est occupée quasiment 24h sur 24 par les copains et copines, tous étudiants en archi, qui viennent "travailler sur des travaux collectifs à rendre", mais surtout pour partager cervezas et piscolitas (bières et pisco, alcool national) et prendre du bon temps ! De Temuco, nous en sillonnons le centre-ville où l'agitation citadine nous déboussole totalement ; après plusieurs semaines dans la nature, c'est dur de retrouver ses marques ici ! Nous gravissons le Cerro à‘ielol, au coeur de la ville, en haut duquel nous jouissons d'une vue sur l'agglomération la plus polluée du pays après Santiago... Après avoir été servis par Susana à notre arrivée (elle nous a préparé des humitas, semoule de maïs enroulée dans une feuille de maïs), nous prenons les rênes de la cuisine mercredi et, comme à notre habitude, nous faisons des crêpes ! Les personnes présentes ce jour là en profitent, notre cuisine gastronomique fait sensation. Nous sommes sur le point de passer aux crêpes sucrées quand un groupe de potes arrive et lance une opération "mariscos" (fruits de mer). Nous sommes priés de prendre une pause au salon tandis que la fine équipe se démène : vaisselle et préparation d'une marmite géante (celle des grandes occasions) de moules et autres fruits de mer ! En attendant de pouvoir y gouter, nous regardons "Mala Leche", un film chilien. Nous enchaînons sur les fruits de mer, accompagnés d'un verre de jus de cuisson... Délicieux !

Le lendemain, nous nous mettons en devoir de terminer la pâte à crêpes au petit déj'. à peine ce dernier terminé, nous filons chez Claudia, une amie de Susana, où nous sommes invités pour l' almuerzo, le déjeuner ! Une autre amis de notre hôte, Roma, est là et c' est entourés de ces trois charmantes jeunes filles que nous nous délectons d' anticuchos (brochettes), préparés par ces dernières ! Que demander de mieux ? Afin de digérer, l'après-midi se poursuit devant un autre film, "l'illusionniste", affalés dans des canapés à grignoter des chocolats... Qu'il est bon de voyager... Le soir, nous goutons aux piñones et, comme nous avons encore un petit creux, plâtrée de raviolis et au lit !

Vendredi 30 mars, nous quittons Susie et Temuco pour Santiago, que nous comptons rallier en stop. Nous nous postons dans une station-service à la sortie de la ville et entâmons une attente "rebondissante" : nous sommes d'abord invités à manger une paëlla par la propriétaire du resto de la station, sympa ; puis, un chauffeur nous propose de nous conduire à la capitale, mais le lendemain, et de Victoria, 50 km plus au nord. Nous aceptons et rallions Victoria par la Panaméricaine, véritable autoroute...

Samedi, après avoir bivouaqué dans une station-essence, entre les camions, nous attendons en vain notre chauffeur. Finalement, nous prenons un bus et arrivons à Santiago vers 21h, après avoir traversé les régions du Bio Bio et de Maule sous un soleil radieux. A Santiago, 6 millions d'habitants, nous sommes acceuillis par Gloria, chez qui nous restons jusqu'à l'arrivée des parents de Gaël.