Rio de Janeiro - Asuncion (Paraguay), du 23 au 29 octobre 2006 : des instants magiques !
Publié le dimanche 29 octobre 2006
Par Gaël.
24/10/06 : Rio - Foz de Iguazu en bus : 1500 km.
25/10/06 : Foz de Iguazu - Parc National de Iguazu : 45,61 km.
26/10/06 : Parc National de Iguazu - Ciudad del Este (Paraguay) : 71,49 km.
27/10/06 : Ciudad del Este - Dr J.E. Estigarribia : 117,59 km.
28/10/06 : Dr J.E. Estigarribia - San José : 117,02 km.
29/10/06 : San José - Asuncion : 116,25 km.
Lundi 23, pour notre dernier jour à Rio, le soleil a enfin été avec nous.
Le ciel bleu que nous apercevons à notre réveil nous sort du lit en moins de deux, et nous voilà partis en direction du Pao de Açucar. Nous y prenons le premier téléphérique et arrivons au sommet avec la belle lumière du matin. La vue est vraiment belle. Le pain de sucre marque l'entrée de la baie de Guanabana où est construite Rio. La ville s'étend des sommets verdoyants aux plages de sable fin...
Nous restons là de longues minutes, puis, décidant de profiter du soleil du moment (ça ne va peut-être pas durer !), nous filons en direction du Corcovado. Un bus, puis un petit tramway nous conduit à plus de 700 m au-dessus du niveau de la mer. Là, il ne nous reste que quelques marches à gravir pour arriver aux pieds de l'immense statue du Cristo Redentor. La vue qui s'offre alors à nous est encore plus belle que celle du pain de sucre. Tout Rio est là, à nos pieds : des plages d'Ipanema et de Copacabana en passant par le stade Maracana, Botafogo, Flamengo, le Centro, la baie de Guanabana et bien sûr, le pain de sucre ! C'est magnifique ! Voilà enfin l'image qu'on a tous dans la tête quand on pense à Rio... Cliché ou pas, que d'émotions !
Retour sur terre. Nous redescendons alors que le ciel se couvre et que des nuages font disparaître le Cristo. L'après-midi est beaucoup moins belle et ne nous permettra même pas de nous baigner, à notre grand regret. Copacabana est déserte, il fait froid, il y a du vent, retour chez Michel...
Mardi, nous quittons Rio en bus. 1500 km en 24h, on change de rythme !
Mercredi matin, 5h15, nous voici à Foz de Iguazu, aux frontières du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay. "Iguazu" signifie "eau qui gronde" en langue indienne. En effet, à quelques kilomètres de la ville, se trouve une des cascades les plus belles du monde : les chutes d'Iguazu. Celles-ci sont situées sur le Rio qui leur a donné leur nom, qui marque la frontière entre le Brésil et l'Argentine. Pour voir les chutes sous ses deux angles, nous décidons de passer deux jours dans la région, un au Brésil et un en Argentine. Nous commençons donc dès ce matin par le côté brésilien. Direction le Parc National d'Iguazu, à une bonne trentaine de km de la ville. Soudain, sur notre droite, la vue se dégage et les Cataratas se dévoilent. Moments d'émotions... Ce sont les chutes du côté argentin que l'on voit, les plus larges, mais les moins impressionnantes paraît-il. En tout cas, c'est déjà énorme ! Le cadre lui aussi est fantastique : un canyon bordé de végétation tropicale dans lequel se jettent des trombes d'eau, le spectacle est fascinant.
Nous avançons plus loin pour arriver tout prês de la "Garganta del Diablo", l'endroit le plus impressionnant où le débit et la hauteur des chutes est maximal. Le bruit est assourdissant. Nous avançons encore jusqu'au coeur des chutes par des passerelles aménagées. C'est formidable, il n'y a pas de mot pour exprimer ce que l'on ressent... Après cette matinée "émotions", nous allons au camping situé à l'entrée du parc. Notre premier camping du tour... et nous y sommes absolûment seuls, juste accompagnés de gros lézards et d'un coati !
Jeudi sera encore une journée bien remplie : trois pays dans la même journée ; Brésil le matin, Argentine à midi et Paraguay le soir ! Nous partons du camping de bonne heure et gagnons l'Argentine pour voir les chutes sous un autre angle. Le spectacle est encore plus majestueux que la veille. Trois passerelles permettent d'aller au plus près des chutes. La troisième, qui nous conduit au bord du gouffre de la gorge du diable est tout simplement ahurissante. Les 1000 premiers mètres de passerelle sont calmes, au-dessus du Rio Iguazu qui coule tranquillement. Nous y voyons même des tortues et un crocodile ! Petit à petit, un grondement se fait entendre et le bruit s'amplifie. Encore quelques mètres et nous voici devant La Gorge : l'émotion est là, c'est énorme. Il n'y a pas de mot pour décrire ça, une fois de plus, il faut le voir, l'entendre, le sentir... Aucune photo ne pourra illustrer ce qu'on a vu. Je me trouve simplement là, face à la force fascinante, à la fois magnifique, vivante et destructrice de la Nature... On se sent tout petit...
A l'origine, il y a plusieurs millions d'années, les chutes se trouvaient au confluent du Rio Parana et Iguazu, à quelques 30 km de là. Mais la force de l'érosion a creusé le Canyon d'Iguazu et les chutes ont reculé pour atteindre leur emplacement actuel, à la vitesse de 1 à 2 cm par an. Il est plus de 13h quand nous quittons le Parc. En 20 km, nous quittons l'Argentine et retrouvons le Brésil pour nos derniers instants dans ce pays où nous serons restés 47 jours. Pour notre dernier repas brésilien, nous profitons d'un buffet à volonté pour 5,50 reais (environ 2 euros). Le Brésil est vraiment un pays que nous avons beaucoup apprécié. Nous y avons rencontré plein de gens sympas et c'est avec un petit pincement au coeur que nous le quittons... Mais tant de belles choses nous attendent devant nous ! A commencer par le Paraguay. Nous passons la frontière sans encombre. Nous voilà à Ciudad del Este. Il fait très chaud (environ 40 degrés). Nous resterons là pour la nuit, dans un hôtel à 50 000 guaranies (environ 10 euros) !
Vendredi, c'est notre premier jour au Paraguay. Nous partons très tôt (5h40) pour éviter la grosse chaleur de l'après-midi. Le terrain est plat. Nous roulons bien, sur une belle route (la 7 sur les 9 que comptent le pays !) bordée de grands champs qui me rappelle la Limagne. Nous arrivons pour midi à Dr J.E. Estigarribia et nous nous arrêtons, assommés par la chaleur (il doit faire près de 40 degré). Nous rencontrons plusieurs personnes et, de fil en aiguille, finissons au poste de police ! Non, non, on n'a rien fait de mal ; on est juste acceuilli pour passer la nuit dans la cours du commissariat !
Le lendemain, nous reprenons la route et le paysage change. Nous quittons les terres cultivées et entrons dans des zones marécageuses, immensément plates, où se perdent quelques troupeaux de bovins. Nous nous arrêtons à San José pour la nuit.
Dimanche, nous filons jusqu'à Asuncion, la capitale, où nous arrivons pour midi. La chaleur est toujours aussi écrasante mais le Paraguay est vraiment un pays très accueillant. Les gens sont vraiment sympas avec nous et viennent discuter (en plus, l'espagnol c'est plus facile que le portugais !). Ici, au Paraguay, beaucoup de monde parle deux langues : l'espagnol (castellano) et le guarani (langue des indiens Guaranis). Nous sommes aussi entrés au pays du maté : tout le monde se promène avec son thermos et son petit récipient de maté.
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